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Muriel Rozelier Baalbek (Liban)
Au Liban, la manifestation se poursuit malgré la guerre. Elle a même fait le pari de produire pour la première fois une œuvre lyrique. Le choix de l’héroïne de Bizet prend dans ce chaos une résonance inattendue.
Au Liban, la manifestation se poursuit malgré la guerre. Elle a même fait le pari de produire pour la première fois une œuvre lyrique. Le choix de l’héroïne de Bizet prend dans ce chaos une résonance inattendue.
Le soleil se couche sur l’acropole romaine de Baalbek, illuminant d’une touche dorée les ruines antiques, autour desquelles cette ville de la Bekaa, située à deux pas de la frontière syrienne, s’enroule. « Voulez-vous un guide ? », s’enquiert un employé du site antique, chapeau d’Indiana Jones sur la tête et sourire matois aux lèvres. Nul besoin cependant de ses services : comme presque chaque année depuis sa création en 1956, le Festival international de Baalbek (FIB), l’un des plus anciens rendez-vous culturels du Liban, a de nouveau investi ces lieux classés au Patrimoine mondial de l’Unesco.
Pour cette édition, le FIB a toutefois franchi un cap en produisant lui-même, pour la première fois, une œuvre lyrique : Carmen, l’opéra culte de Georges Bizet, dont on célèbre cette année les 150 ans de la naissance. Mise en scène par le Libano-Brésilien Jorge Takla, et portée musicalement par le chef Toufic Maatouk, cette production incarne l’ambition du festival de passer de l’accueil de spectacles à leur création.
« Après la guerre (entre le Hezbollah et Israël entre octobre 2023 et novembre 2024, NDLR), qui a ravagé notre pays, nous avions l’espoir qu’un nouveau souffle puisse porter le Liban vers un avenir plus serein », confie Nayla de Freige, présidente du comité du festival. Elle a su convaincre des mécènes d’allouer près de 1 million de dollars pour produire ce Carmen original, aux actes entrecoupés de tirs de joie et d’appel du muezzin. « À Beyrouth, un gouvernement venait d’être formé, chargé de mener des réformes vitales. Nous voulions incarner cet espoir de renaissance — et pour cela, il nous fallait un geste fort », ajoute-t-elle.
Dans le vieux Baalbek, ce changement semble déjà en partie visible. Longtemps associée au parti chiite Hezbollah, qui imposait jusque dans l’acropole les marques de son hégémonie, la ville semble progressivement échapper à son influence depuis sa défaite militaire contre Israël. Les portraits de ses martyrs ou de ses chefs ont presque disparu, les étals de souvenirs à l’effigie du parti se sont volatilisés, et les discours à la gloire des « martyrs de la résistance », qu’imposait encore le mouvement il y a quelques années, semblent relégués au passé. « À aucun moment, le Hezbollah n’est intervenu dans le déroulement du festival », confirme Nayla de Freige.
« Carmen, si avide de liberté, dit quelque chose aussi du Liban, de ses luttes pour l’indépendance »
Jorge Takla, metteur en scène
Le contact se fait désormais plus directement avec la population : une initiation à l’opéra a été proposée à une centaine de jeunes de la ville en amont, tandis que des places sont offertes aux habitants. « On veut faire profiter la ville et la région d’un dynamisme dont elle a besoin pour faire revenir vers elles un public qui les avait délaissées. Les murs entre Libanais n’ont cessé de se renforcer ces dernières années », déplore celle qui est en outre la PDG du quotidien local L’Orient-Le Jour.
Il s’en est pourtant fallu de peu pour que le festival ne jette l’éponge. Le pays sort d’un long cycle de violences entre le Hezbollah et Israël, qui a fait plus de 4000 morts et 16 600 blessés, en majorité des civils. Les trois derniers mois du conflit, lorsque les bombardements israéliens se sont généralisés à l’ensemble du pays, ont été en particulier destructeurs pour la région.
Les raids aériens ont même touché les abords immédiats de l’acropole romaine, poussant l’Unesco, à l’initiative de l’équipe du festival, à placer le site sous « protection renforcée ». À l’époque, l’armée libanaise avait même interdit son entrée à la population, qui fuyait les bombardements, de peur que les ruines ne soient prises pour cibles.
Malgré un cessez-le-feu signé en novembre, l’armée israélienne poursuit toujours ses frappes sur le territoire libanais, visant ce qu’elle désigne comme « des infrastructures ou des cadres du parti chiite ». Mi-juillet, à quelques jours de la générale de Carmen, plusieurs frappes ont encore visé Baalbek, faisant douze morts et huit blessés. « Il y a eu des moments où on a hésité : fallait-il annuler ? Mais nous n’avions pas de solution alternative : c’était Baalbek ou rien », explique Nayla de Freige.
Ce conflit toujours latent donne un sens particulier à la création de cet opéra à Baalbek. Jorge Takla, qui a travaillé d’arrache-pied à ce « projet fou » ces six derniers mois, voit dans l’œuvre de Bizet une résonance particulière avec l’histoire de son pays natal : « Carmen, avide de liberté, dit quelque chose aussi du Liban, de ses luttes pour l’indépendance. Elle reste fondamentalement insoumise, toujours insaisissable, même si les hommes tentent sans cesse de la dominer. Un peu comme le Liban. »
C’est sur l’esplanade du temple de Bacchus, un espace plus vaste encore que le Parthénon grec, que la scène de Carmen a été montée. Résolument contemporains, les décors signés par l’artiste libano-américain Nabil Nahas sont projetés sur ses murs afin de ne pas dénaturer « l’époustouflante élégance des lieux », témoigne le ténor Julien Behr, qui y joue Don José, après avoir inauguré ce rôle à l’Opéra royal du Château de Versailles.
« J’ai beau avoir chanté dans les arènes de Vérone ou sur la scène du théâtre antique d’Orange, pénétrer ici m’a coupé le souffle », reprend-il.
Sur scène, trois autres solistes français — Marie Gautrot dans le rôle de Carmen, Jérôme Boutillier dans celui d’Escamillo et Vannina Santoni pour Micaëla — interprètent les rôles principaux. Ils sont secondés par des chanteurs libanais, à l’image du baryton Fady Jeanbart (Zuniga), et par le chœur de l’Université Antonine de Kaslik. Les costumes sont, eux, signés par le grand couturier libanais, Rabih Kayrouz.
« Toutefois, quand certains savoir-faire manquaient, nous sommes allés les chercher ailleurs », explique encore Jorge Takla. L’orchestre est ainsi roumain ; les danseurs brésiliens de même que l’ingénieur du son, qui a dû faire face à un défi technique : insonoriser cet autel sacré ouvert aux quatre vents, afin de permettre à un public de 2200 personnes chaque soir de ne pas perdre une seule vocalise.
Après cinquante ans de carrière, Jorge Takla, grand producteur d’opéras et de spectacles musicaux de la scène sud-américaine, n’a pas su résister à la gageure : « Quand le festival m’a contacté, j’ai aussitôt tout abandonné. C’est un retour aux sources pour moi : ma vocation est née en regardant Noureev danser Le Corsaire à Baalbek en 1964 ; j’avais 12 ans, plus rien n’a été pareil », se souvient celui que la guerre civile libanaise (1975-1990) a contraint à l’exil, d’abord en France où il a fait ses études, avant le Brésil, où une partie de sa famille vit toujours.
La version raccourcie de ce Carmen (« Avec la garde montante » a disparu) et nettoyée de son folklore espagnol au profit d’une ambiance arabisante, a fait salle comble. Les deux soirées qui lui étaient dédiées, les 25 et 26 juillet, se sont terminées sous l’ovation d’un public conquis.
This is the kind of recreation that stage director Jorge Takla and conductor Father Toufic Maatouk presented on Friday, July 25 and Saturday, July 26, 2025, as part of the prestigious Baalbeck Festival.
By Joe René LETAYF, 28 July 2025
This is a staging of “Carmen” that will no doubt be hotly debated and rejected, as the appreciation of this most popular opera is so often based on a misunderstanding of its true values in favor of a routine falsely called “tradition”.
Whether we like it or not, no, “Carmen” is no longer a French opera. It is one of the few masterpieces to have been internationally appropriated. This internationalization has been both Bizet’s greatest triumph and an open door to all sorts of new interpretations beyond the habits of public and music lovers alike.
It is this kind of recreation that director Jorge Takla and conductor Father Toufic Maatouk brought to life last Friday and Saturday at the prestigious Baalbeck Festival.
Let’s say right away that the result differs quite a bit from what we’re used to. Changes were made to the opera, likely due to a time limit of two and a half hours and probably budget constraints as well. But to me, Father Maatouk’s direction is a complete success — not just for how it blends music and action with Takla, but because the action itself seems to grow naturally from the music. It is always difficult to achieve convincing staging in an open-air setting, and Takla managed to adapt it perfectly to the venue.
The freedom of this direction will no doubt be criticized, even though there are no flashy effects, nor even the less gratuitous ones found in some familiar versions. The movements change constantly, adjusting to the fluidity of emotions and, most importantly, to the space and stage. Yet, in the rare places in the score where Bizet gave specific directions, these are always respected.
For example, the marking “don’t rush” at a particular moment in the Act II quintet, which the so-called “tradition” never observes. Otherwise, one notes that the flexibility of tempos, accents, and rubato bring out both the pure musical value of Bizet’s inspiration and writing, and add to the dramatic meaning of the music.
Generally speaking, the main originality of Maatouk’s conducting is how he creates a dialogue between the orchestra and the singers. This goes beyond simply accompanying the voices, the orchestra becomes a protagonist, just like Carmen or Don José.
Its presence is an active force, immersing the characters in a brilliant sound environment, but also shaping them in spite of themselves, the sonic expression of the fate that, as Carmen sings, is the true master. The progression is fascinating and culminates fantastically in the final scene. All of this is achieved with a restraint that the singers’ occasional excesses only barely disrupt.
But what about the singers?
Marie Gautrot is certainly a remarkable Carmen. Her interpretation is as compelling as Callas’, but her vocal timbre is even better suited to the role of the gypsy, and at rare moments, she tends to push her acting — perhaps because this is open-air rather than a traditional opera stage — though not in the veristic style of Puccini, but more in the direction of realism.
Julien Behr has a voice whose impact is stunning in the most violent passages and in the climaxes of Acts III and IV. His Don José, more external than Jon Vickers’, has the raw power of a wounded animal. The lyrical moments — “Parle-moi de ma mère”, “La fleur que tu m’avais jetée” — shine with melodic elegance and intrinsic vocal beauty.
Vannina Santoni, on the other hand, phrases delightfully as Micaëla, and though Jérôme Boutiller’s tone lacks a little brilliance for Escamillo, he sings with all the desired panache. The secondary roles are overall well cast: Mira Akiki (Frasquita), Grace Medawar (Mercedes), César Naassy (Zuniga), Fadi Jeanbart (Morales), Philippe-Nicolas Martin (Le Dancaïre), and Jason Choueifaty (Le Remendado).
The Antonine University choir and the Romanian Radio Chamber Orchestra were magnificent, possessing tremendous dynamism. As for the “Olles!” and other added exclamations that will no doubt shock some purists, I think they form an integral part of the realistic aesthetic deliberately chosen by the conductor and director, without disfiguring Bizet’s musical intent.
In conclusion, bravo to the Baalbeck Festival committee. A grand spectacle, an extraordinary version for Carmen fans — many of whom perhaps love Bizet’s masterpiece for the wrong reasons? One thing is certain: you had to be there. Because beyond the striking impression it made, many music lovers that evening discovered, thanks to the conductor, new beauties in a score they thought they knew well.
Le populaire opéra, porté par des solistes français et mis en scène par le Libano-Brésilien Jorge Takla et dirigé par Toufic Maatouk, ouvre un festival tenu dans un contexte incertain, avec la poursuite d’attaques israéliennes au Liban.
Par Laure Stephan (Baalbek (Liban), correspondance)Publié le 25 juillet 2025 à 07h34, modifié le 25 juillet 2025 à 09h59
Dans la somptueuse citadelle romaine de Baalbek, le temple de Bacchus s’habille des couleurs des images projetées des peintures de l’artiste libanais Nabil Nahas. Sur les marches antiques, Marie Gautrot est Carmen, Julien Behr Don José, Jérôme Boutillier Escamillo, Vannina Santoni Micaëla. Dans cette production cosmopolite, les quatre solistes français sont secondés par des chanteurs lyriques libanais. L’orchestre est roumain. Les voix gagnent jusqu’aux cafés à l’extérieur qui entourent le site en plein air, d’une beauté inégalée.
Le temps est encore aux répétitions, mercredi 23 juillet. Voilà dix jours que les artistes se sont retrouvés avec le chœur libanais et les danseurs (Libanaises et Brésiliens), à Beyrouth d’abord, puis à Baalbek, dans l’est du pays, où Carmen ouvrira, vendredi 25 juillet, un festival ancien et renommé. Plus de 2 000 spectateurs sont attendus pour cette première. L’instabilité du Liban – où l’armée israélienne continue, en violation du cessez-le-feu en vigueur, de mener des frappes quotidiennes, principalement dans le Sud, en disant viser responsables et sites du Hezbollah – n’a pas dissuadé les chanteurs lyriques et musiciens étrangers de venir.
Fastueux et moderne
Avant qu’ils ne remontent sur scène pour de nouveaux essais, le coucher du soleil s’est réverbéré sur les vestiges, et les appels à la prière ont enveloppé le site en plein air. Marie Gautrot est montée quelques instants sur scène dans une robe dorée du couturier Rabih Kayrouz, qui signe les costumes. C’est un Carmen fastueux et moderne qui doit se jouer à Baalbek, sous la baguette du chef d’orchestre Toufic Maatouk et la mise en scène du Libano-Brésilien Jorge Takla. Ce dernier a voulu « enlever le côté espagnol, l’éventail, les froufrous, les mantilles ; rendre Carmen plus contemporaine, plus présente, plus libanaise. »
Baalbek fut pour lui un lieu de révélation : enfant, il y vit le danseur étoile Rudolf Noureev (1938-1993), en 1964. Une fascination pour la scène était née. Dix ans plus tard, il était recruté comme assistant metteur en scène par Robert Wilson, pour un opéra qui devait être donné à l’été 1975. Il n’eut jamais lieu : la guerre avait happé le Liban et durerait quinze ans. Le festival s’éteint pendant plus de vingt ans.
Jorge Takla a fait sa vie au Brésil et a récemment monté Carmen à Sao Paulo. Il estime que produire sur mesure à Baalbek cet opéra, dont l’héroïne de Georges Bizet est une figure de force et liberté, est un « espoir », un « symbole de renaissance. » Et, sans aucun doute, de la résilience que, malgré eux, les Libanais incarnent toujours et encore. « Le Liban est une source d’inspiration, qui nous rappelle qu’il ne faut jamais baisser les bras. » dit-il.
Des destructions dans la ville de Baalbek et des portraits dans les rues de combattants ou chefs politiques du Hezbollah tués témoignent du récent conflit (23 septembre – 27 novembre 2024) entre Israël et le mouvement armé chiite libanais. Des bombardements israéliens ont touché alors les abords des vestiges romains, conduisant l’Unesco à placer le lieu sous « protection renforcée ». Le comité du Festival international de Baalbek a joué un rôle déterminant dans cette mobilisation.
Conditions d’élaboration « difficiles »
C’est dans l’après-guerre, au début de l’année 2025, dans le vent d’optimisme porté par un redémarrage de la vie politique, que la programmation ambitieuse du festival a été conçue – Carmen, donc, qui sera également jouée le 26 juillet, puis un concert de la chanteuse Hiba Tawaji, les 8 et 9 août. Depuis, les clivages politiques internes ont refait surface, et il est apparu que la guerre n’était pas finie. Mais, malgré une série de frappes israéliennes dans la plaine de la Bekaa, non loin de la ville de Baalbek, mardi 15 juillet, les organisateurs ont décidé d’aller de l’avant.
Les conditions d’élaboration du rendez-vous musical sont, sans conteste, « les plus difficiles » qu’a connues Nayla de Freige, en tant que présidente du comité du Festival international de Baalbek. Cela fait longtemps que sa tenue est exposée aux réalités géopolitiques régionales. Depuis qu’elle a pris ses fonctions en 2011, il n’y a pas eu « une année sereine » pour programmer les spectacles. Les répercussions de la longue guerre en Syrie ont pesé. Nayla de Freige se félicite du « dialogue culturel incroyable » qui s’opère avec ce Carmen sur les marches du temple de Bacchus. Une initiation à l’opéra a été proposée à une centaine de jeunes de la ville, en amont du festival.
Avec le risque de vent, l’harmonisation des voix au micro (que l’immensité et l’ouverture du lieu rendent nécessaire), et les sons provenant de l’extérieur, il y a, bien sûr, le « défi phonique » de chanter en extérieur, aux pieds de « l’immensité des pierres » , dit Julien Behr (Don José), soufflé par les « vibrations » du site romain, « tellement bien conservé, gigantesque. »
Se rendre dans les vestiges de Baalbek n’est jamais une visite banale. Marie Gautrot, familière du rôle de Carmen, estime que l’opéra, sous-tendu par le « lien entre l’amour et la mort », se charge d’énergies nouvelles, dans cet espace qui mêle « instabilité et beauté absolue. » Elle se sent « en empathie » avec les incertitudes que traversent les Libanais.
Laure Stephan (Baalbek (Liban), correspondance)
On April 4, 2024, Toufic Maatouk returns to Romania for an exceptional concert in Ploieşti, performing with the “Paul Constantinescu” State Symphony Orchestra of Ploieşti. The program will feature compositions by C. M. Von Weber and L.V. Beethoven. Make sure not to miss on this remarkable musical event.
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“Entrambe le compagini devono la loro così felice riuscita nel loro sodalizio alla direzione musicale del maestro Toufic Maatouk che ha mostrato una capacità di concertazione di controllo delle masse invidiabile. La sua sensibilità musicale risultata subito evidente sin dai primi suoni dei violoncelli la cura nella ricerca di un suono specifico e simbolico. Per ogni connotazione è risultata, sin da quei primi istanti da brivido, la cifra distintiva della sua illuminata lettura verdiana.”(Antonio Cesare Smaldone- l’Opera international magazine- Settembre 2019)
“Both teams owe their so successful success in their fellowship to the musical direction of maestro Toufic Maatouk who showed an enviable capacity for concerted control of the masses. His musical sensitivity was immediately evident from the first sounds of the cellos, the care in the search for a specific and symbolic sound. For each connotation, the distinctive figure of his enlightened reading by Verdi was found, since those first moments of thrill.” (Antonio Cesare Smaldone- l’Opera International Magazine – September 2019)
Le denier tour de baguette est bien entendu à maestro Toufic Maatouk. Quel commentaire sur cet opus mozartien ? « Je reprends, dit-il, les propos de Kant : Cosi fan tutte, ou l’école des amants, est une fable philosophique sur l’amour. J’attache une grande importance au libretto. Cette œuvre parle de la recherche du bonheur. Le seul défi est de captiver le public sans décor et sans costumes… »…..
Pari, certainement, gagné et gagnant. Avec un casting de tonnerre comme celui-là, Mozart est bien servi. Et le public aussi. Et en avant la musique !
Ho un amico un po cosi “uomo rinascimentale”, fonte d’ispirazionee dimostrazione vivente che si puo saper di teologia pur insegnado canto lirico, si puo essere preti e organizzare con acume festival di successo, si puo tradurre dalle lingue antiche che parlando con disinvoltura quelle moderne.
Lo Stabat Mater al Festival di Baalbeck, nel Libano multiculturale che cerca di tornare agli antichi fasti…Il risultato è stato ottimo, con una compagnia di canto di livello internazionale bene amalgamata nelle sezioni concertate e brillante nelle parti soliste…
A salire sul palco di piazza Castello per il gran finale, domenica 26, sarà l’Orchestra Sinfonica Castelbuono Classica, diretta per l’occasione dal maestro libanese Toufic Maatouk e impreziosita dalle voci della soprano agrigentina Grazia Sinagra e del tenore di Cinisi Rosolino Claudio Cardile: in programma brani di Mozart, Donizetti, Bizet, Puccini, Rossini, Massenet e Verdi.
Il Maestro Toufic Maatouk ha diretto lo ‘Stabat Mater’ di Gioacchino Rossini. Ad eseguire l’opera sono stati cantanti lirici di profilo internazionale come Joyce El Khoury, soprano; Daniela Barcellona, mezzo soprano; Paolo Fanale, tenore e Krzysztof Baczyk, basso accompagnati dai coristi dell’Università antoniana.
Une distribution et une production de tonnerre pour donner voix et ampleur au Stabat Mater de Rossini, œuvre qui a pris plus d’une décennie au génie de Pesaro pour la signer. Les quatre solistes – Joyce el-Khoury, Paolo Fanale, Daniela Barcellona et Krzysztof Baczyk –, tous haut de gamme, sont déjà arrivés de l’étranger à Beyrouth pour les ultimes répétitions.
Le Conservatoire national de musique et l’Université Antonine, en collaboration avec l’Université Notre-Dame de Louaizé et le Centre Culturel Italien, présentent ‘Le Nozze Di Figaro’ (Les Noces de Figaro), opéra en quatre actes de W.A. Mozart, crée en 1786 à Vienne. Dix solistes accompagnés de l’Orchestre philharmonique du Liban sont placés sous la direction du RP Toufic Maatouk avec une mise en scène de Roberto Catalano.
هنا في الجامعة الأنطونية، ينعم التراث الموسيقي الأصيل بحيوية مزدهرة على أكثر من جانب. فالجوقة المدرّبة على أسس أكاديمية، عالية، باتت معروفة بقيمتها الرفيعة، تجوب بخامة أوتارها كل الأزمنة الموسيقي… أيكون قداس احتفالي صغير من تلك المؤلّفات التي لم تتمرّد صياغتها على الأب توفيق معتوق، لكأنّه بهذا الشغل المتقن …أراد أن يبرز الوجه الآخر لروسيني